Vendredi 27 avril 2018

Portrait de Marie-Carmel DETOURNAY
Pour en Finir avec la grossophobie, émission de France Inter

Paris a organisé vendredi 15 décembre 2017 une journée de sensibilisation contre les violences et les discriminations subies par les personnes de forte corpulence. Une "grossophobie" dont la dénonciation devient plus présente dans les médias.

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Pour en finir avec la "grossophobie"

Publié le vendredi 15 décembre 2017 à 7h32

par France Inter avec, Géraldine Hallot

Insultes, manque de considération par le corps médical, discriminations au travail ou à l'école... Les témoignages de situations où des personnes obèses sont humiliées au quotidien ne manquent pas sur les réseaux sociaux. Pour lutter contre ce comportement, appelé grossophobie, Paris organise ce vendredi une journée contre les violences et les discriminations grossophobes.

Militant.e.s, associations, institutions, médecins, mais aussi activistes et blogueur.se.s se réunissent pour dénoncer les attitudes ouvertement négatives, voire discriminatoires, que subissent les personnes de forte corpulence.

Paresse, lenteur, manque d'hygiène

Au-delà des insultes de la part d'inconnus qui peuvent survenir n'importe quand, les personnes de forte corpulence doivent aussi subir des injonctions à maigrir, du harcèlement, de la part de leurs proches, dans le milieu professionnel ou de la part du corps médical. Leur situation, dont la cause peut aussi bien être un dérèglement physiologique qu'un trouble psychique ou un traumatisme, s'illustre de manière "systémique et globale", écrit la Ville de Paris, "à travers les stéréotypes véhiculés" : "paresse, lenteur, manque d'hygiène, de volonté, de dynamisme ou de contrôle de soi."

Pour sensibiliser à ce problème, le collectif Gras politique diffuse plusieurs éléments à destination des personnes discriminées, telles qu'une "safe list" de médecins engagés contre la "grossophobie", ou encore un kit de lutte contre les discriminations.

Dans leur "précis de lutte contre la grossophobie", les membres rappellent que "33 % des chômeurs et des chômeuses" concerné.e.s déclarent avoir souffert de "discrimination à l'embauche" sur des critères liés à leur corpulence. Le collectif cite également une étude anglaise, publiée en 2016, démontrant un niveau de salaire inférieur à celui proposé aux travailleurs "au poids normé". ...

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