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GROSInfo n°8 septembre 2012

Cette année, nos Rencontres ont pour thème le corps.

Nous sommes ce corps, et il est nous, ou doit le redevenir. Ce corps trop encombrant, nos patients tentent de le martyriser, ou de l’oublier, et trop souvent, nous les suivons sur ce terrain.
Ainsi, longtemps, nous avons centré essentiellement nos efforts sur le traitement de la restriction cognitive, sur la levée de la culpabilité, des interdits, sur l’identification et le respect des sensations alimentaires. Et disons-le, sans forfanterie, nous avons mis au point un outil qui n’est pas sans efficacité, ainsi qu’en témoigne le travail d’Édouard Ghanassia, que vous pourrez lire dans ce numéro.

Puis nous nous sommes intéressés aux déclencheurs psycho-émotionnels des excès alimentaires. Les thérapies émotionnelles, et tout particulièrement celles de la 3ème vague des thérapies cognitivo-comportementales, sont pour cela un outil de choix. Et justement, elles font retour au corps, lieu des émotions.
Qu’est-ce que la pratique de la pleine conscience peut bien apporter à nos patients ? Le bonheur, ainsi qu’on le lit dans les journaux ? On mangerait moins parce qu’on serait heureux, épanoui ? 
Cette idée, que le bonheur permettrait de régler les problèmes pondéraux, est celle de bien des diétogourous. Le docteur Dukan, par exemple, s’y essaie dans son livre Lettre ouverte au futur président de la République (Paris, Le Cherche Midi, 2012). Jean-Philippe Zermati et votre serviteur démontent ce discours et en pointent les dangers dans leur nouvel ouvrage.
Nous prêchons quant à nous la tolérance émotionnelle. Il ne s’agit pas de bannir toute souffrance — comme si c’était possible — d’éliminer les « émotions négatives », mais d’accepter de les vivre, lorsqu’elles se présentent, de moment en moment, sans recours à une prise alimentaire compulsive, jusqu’à ce moment où, passées, elles ne sont plus là. 

Ces techniques offrent un abord intéressant face au perfectionnisme qui ronge tant de nos patients et les conduit à une perpétuelle insatisfaction, une anxiété constante, la dépression, et bien sûr des excès alimentaires. C’est dans ce sens que Marie-Carmel Detournay nous fait partager ses lectures et différencier avec Tal Ben-Shahar perfectionnisme et optimalisme. Quelles bonnes pistes que tout cela !

G. Apfeldorfer

Sommaire de ce numéro 

Actualités
Hommage à Guy Azoulai 
Le congrès du GROS

Publication scientifique
Evaluation d’une thérapie cognitivo-comportementale basée 
sur le modèle biopsychosensoriel dans la prise en charge du 
diabète de type 2: étude de faisabilité page 6

Expression libre
Entre surabondance alimentaire et modèles de minceur : 
comment gérer les tensions ?

Espace membre
Journée associative
Assemblée générale 2012 

Lu pour vous
Vu pour vous 
Compte-rendu des JBO 
A retenir 

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  • Dernière mise à jour: 19/11/15 21:37

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