Mercredi 24 juillet 2019

GROSInfo n°7 AVRIL 2012

Benjamin Delessert, homme d’affaires d’origine suisse, est connu pour avoir mis au point une méthode d’extraction du sucre à partir de la betterave, ce qui tomba à point nommé, à un moment où la France subissait un blocus la privant de sucre de canne.


Du coup, il n’est guère apprécié de nos tristes anti-sucre, qui parfois haïssent le saccharose au-delà de toute expression. Ils en oublient que Benjamin Delessert a aussi été un philanthrope, fondateur des soupes populaires en 1800, puis des Caisses d’Épargne en 1818, avec le fameux livret A. C’était aussi un grand esprit scientifique, un naturaliste, un botaniste amateur d’herbiers, ainsi qu’un conchyliologiste. Je me demande si vous savez ce qu’un conchyliologiste aime à étudier. Les mollusques conchifères, bien sûr. C'est-à-dire les coquillages.
La journée annuelle Benjamin Delessert est organisée par l'Institut Benjamin Delessert, que les amateurs de sucre aiment bien et qu’ils soutiennent.
Elle s’est tenue à Paris en février 2012 et a réuni un millier de participants, pour des sessions d’un haut niveau scientifique.
Cette année, Dominique-Adèle Cassuto a bien voulu nous faire un résumé de ce qui s’est dit à propos du dialogue entre notre cerveau située dans la tête et notre cerveau situé dans le ventre. Car c’est fou ce que notre tube digestif est intelligent ! Et quel talent pour le dialogue.
On en sait chaque jour davantage sur les processus qui contrôlent notre comportement alimentaire et qui régulent notre poids. Il ressort de tout cela que nous sommes bien mieux faits que nous le pensions, et que nous ferions mieux de faire confiance à ces mécanismes subtils qui nous conduisent à manger les aliments qui nous conviennent, dans les quantités dont notre corps a besoin, plutôt que de tenter de bricoler tout cela à la main au moyen d’imparfaites règles diététiques.


Ces travaux nous confortent donc dans notre démarche : il convient, pour manger de façon adaptée à ses besoins, pour faire de façon permanente le poids pour lequel nous sommes programmés, de manger en écoutant ses sensations alimentaires. Le reste ne regarde pas notre être conscient. Quel soulagement !
Et bien entendu, pour aider les personnes en difficulté avec leur poids et leur comportement alimentaire, il convient, à la lumière de ces travaux, de centrer la prise en charge sur l’éveil aux sensations alimentaires, sur la levée des obstacles, souvent de nature psychologique et émotionnelle, mais aussi de nature historique, culturelle et sociale, qui empêchent cette écoute fine.
Comment se fait-il que nous soyons si rares à voir les choses ainsi ? 

SOMMAIRE :

Actualités
L’image du corps par Eric W.Pireyre page 3
Dukan à la folie, Gérard Apfeldorfer page 4

Expression libre
Internet et nos enfants, Didier Pleux page 6
Analyse de la qualité alimentaire après chirurgie bariatrique, page 7
Brigitte Rochereau

Espace membre
Page membres page 8


A lire
Nos membres ont écrit des livres ! page 9
Nos coups de coeur pages 9-10

Congrès
Le congrès de l’Ocha, Ariane Grumbach page 11
Compte-rendu des JBO, Dominique Cassuto page 12
A retenir

Lire GROSinfo avril 2012    

  • Dernière mise à jour: 19/11/15 21:37

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