Vendredi 23 août 2019

Des questions sur votre méthode

Bonjour,
Diplômée d'un Master en nutrition depuis 2007, j'ai travaillé pendant 4
ans pour l'industrie agroalimentaire et depuis quelques mois je suis une
formation de diététicienne, dans le but d'y exercer cette profession en
milieu hospitalier.
Je m'intéresse de près à votre approche et me pose plusieurs questions :
1- Prenez-vous en compte le rôle du marketing alimentaire dans la
redécouverte des sensations de faim ? La publicité et la profusion
alimentaire ne viennent-elles pas modifier nos sensations naturelles de faim
et de satiété ?

2- Les exercices que vous avez mis en place pour aider les patients à
redécouvrir ces sensations sont-ils accessibles ?

3- Comment voyez-vous le rôle du diététicien dans le cadre de votre
méthode ? En effet, l'enseignement du BTS diététique est malheureusement
basé principalement sur l'élaboration de régimes et de menus.

Merci d'avance pour vos réponses
Cordialement
Elise R.

Chère Madame,

Je vous remercie pour l'intérêt que vous portez à notre association et à notre approche, et me réjouis des questions que vous nous posez. Je vais tenter de vous répondre.

1/ Vous avez raison, le marketing influence notre comportement alimentaire, les praticiens du GROS en ont conscience, et de nombreuses études le prouvent. C'est pourquoi nous en tenons compte dans l'accompagnement de nos patients en leur proposant un travail spécifique.

2/ Les exercices élaborés en très grande partie par le Dr Zermati sont accessibles à nos stagiaires, à qui nous demandons un travail personnel sur leur propre comportement alimentaire avant de les proposer à leurs patients. Car avant de pouvoir aider les autres à sortir de la restriction cognitive, faut-il déjà ne pas (ou plus) y être soi-même. Cela permet aussi une meilleure connaissance de ce qui va être demandé au patient.
Pour au moins ces 2 raisons, les expériences ne sont pas librement accessibles, j'espère que vous le comprendrez.

3/ La formation du GROS demande une grande remise en question des diététiciens, de part leur formation initiale basée sur la restriction cognitive, j'en suis le témoin ! Mais passé ce cap, nous avons toute notre place dans l'accompagnement des patients avec cette approche. Modifier les programmes serait idéale, cela va demander du temps, mais nous y réfléchissons.

En espérant avoir répondu à vos questions,

Bien cordialement,


Marie-Laure THOLLIER
Diététicienne-nutritionniste - Praticien du GROS 

  • Dernière mise à jour: 19/11/15 16:52
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