Mardi 18 juin 2019

ça marche !

Je vous écris pour témoigner que c'est possible! Pour ceux qui trouvent ça
trop dur ou trop différent.
Il y a environ 4 ans, je suis tombée sur un article du dr Apfeldorfer dans
un magasine et ça a été la révélation, pour la première fois quelqu'un
me disait quelque chose de logique sur ces problèmes qui m'accompagnaient
depuis presque toujours, TCA, hospitalisations, prises et pertes de poids,
jusqu'à la dernière, plus de 40 kg en 3 ans, due il me semble à une
dépression. Depuis, je n'ai cessé de lire, de m'informer, sur la méthode
du GROS, d'essayer d'assimiler la clé de la modération tout en sachant
qu'il est encore trop tôt, le problème était loin de ne se trouver que
dans mon assiette, c'était, comme je l'avais pressenti depuis longtemps, la
phase immergée de l'iceberg. La nourriture était une constante dans ma vie,
j'y pensais tout le temps, en contrôle ou en absence de contrôle et dès
que je mangeais, j'entrais dans un état second je ne pouvais plus ni
savourer ni savoir si j'avais assez mangé. Il me fallait donc attaquer le
problème par l'autre bout , j'ai entamé une thérapie avec une psy PNL et
tout ce qui était exposé comme problèmes dans "maigrir c'est dans la
tête", je les ai pris en pleine face. Je ne me sentais exister que dans ce
qu'on attendait de moi, je n'avais aucune estime pour moi, bien au contraire,
ce que je me faisait subir au quotidien en reproches aurait rendu fou
n'importe qui, du vrai harcèlement moral, je parasitais les gens autour de
moi, m'accaparais leurs problèmes, je voulais me sentir utile, exister, mais
moi, je n'avais rien, je n'étais rien, vide, gommée, depuis très
longtemps. J'ai commencé petit à petit à partir à ma découverte, qui
j'étais, qu'est ce que j'aimais ou n'aimais pas, de quoi j'avais envie,
besoin, et je reviens de loin, je ne m'écoutais même pas quand j'avais
sommeil ou envie d'aller aux toilettes, alors de là à savoir si j'avais
faim ou soif ou pas! Des petites choses, j'entrais dans un magasin et
j'essayais de trouver ce qui me plaisait à moi, pas à quelqu'un d'autre à
ma place, je que je faisais avant, j'achetais ça parce que ça aurait plu à
une connaissance que j'admirais etc... Je me suis donc rééduquée, un pas
après l'autre, avec pas mal de rechutes, mais jamais de régime, j'avais
conscience que ça entamerait mes efforts et mes avancées si minimes
soit-elles, et mine de rien j'ai déjà perdu 12 kg comme ça, sans rien
faire, en mangeant même des choses qui n'avaient plus droit de cité chez
moi depuis des lustres! Petit à petit j'ai compris que j'avais le droit au
respect et à l'amour, des autres mais aussi et surtout de moi même, parce
que simplement j'étais là, je n'avais pas à mériter ou à faire ou dire
des choses pour l'avoir, que ceux qui ne m'aimaient pas telle que j'étais
devaient aller chercher ailleurs, on est 5 milliards, ou plus, il y a
l'embarras du choix, je n'ai plus à me conformer aux attentes de qui que ce
soit. J'ai appris à plus me dire oui, et beaucoup plus dire non. Et sans
violence. Depuis quelques temps je remarque que je ne pense plus à la
nourriture que sur le mode plaisir, plaisir à 100% ni coupable, ni interdit,
mes portions se réduisent presque au tiers, je mange quand j'ai faim,
exactement ce que j'ai envie, j'en salive à l'avance, je me vois déguster
et je sais exactement combien il faut que je me serve et des fois ce n'est
qu'une bouchée! Avant j'aurais pleuré de rage et de désespoir devant les
portions que je me sers aujourd'hui. Mais comme je savoure, je n'ai pas
besoin de manger tout le paquet de gâteau, un seul me réconforte et me
donne du plaisir! Je tombe encore parfois quand ça va moins bien, mais même
là c'est encore qu'un tiers de ce que je me faisait avant, quand je craque
maintenant c'est 3 gâteaux, et non plus le paquet encore une fois. Je me
sens libre et légère, (normale!), même si je fais encore 100kg, toute ma
vie est devenue joie et légèreté, je continue ma rééducation, au niveau
des vêtements, je prends le temps de trouver ce que j'aime et ce qui me va,
alors qu'avant c'était une corvée atroce, je prenais le premier truc venu,
ce qui ne m'aidait à me sentir belle, loin de là. Je me réconcilie
totalement avec moi même et me regarde avec de nouveaux yeux, les photos que
je ne pouvais pas supporter avant, je les regarde avec beaucoup d'intérêt
et je me dit: salut toi! ça me fait plaisir de te voir... tout un programme!
:-)
un immense merci. de toute manière il n'y a pas de mot pour exprimer la
libération que vous offrez, mais merci merci merci merci.

Elsa

  • Dernière mise à jour: 19/11/15 16:51
Top