Mercredi 29 mars 2017

Praticiens du G.R.O.S.  PARTICIPEZ A LA FORMATION APPROFONDIE

Vivre son corps avec bienveillance

Les vendredi 12 et samedi 13 mai 2017 

Formation animée par : Annick Bothorel (Infirmière psychothérapeute, Chartres) et  Nicole Gratier de Saint Louis  (Kinésithérapeute, sophrologue, hypnothérapeute, Paris)

http://www.gros.org/formations-complementaires

Vive les rondes !

Depuis quelque temps déjà, des chercheurs, des sociologues laissent entendre qu’un déclic suffirait au retour d’une féminité aux formes rondes.
Formes, rondeurs, autant de mots bannis par le mouvement féministe depuis l’avènement de notre société de consommation, depuis qu’il s’agit de se conformer aux formes masculines pour investir le pantalon et l’autorité traditionnellement réservée aux hommes. Ce faisant, les femmes se sont corsetées elles-mêmes et ont déclenché cette épidémie de régimes, de restriction, de yoyos et in fine de troubles alimentaires et d’obésité. Bien sûr ce phénomène n’a qu’une part de responsabilité dans l’explosion ac-tuelle de ces troubles. La génétique, l’environnement de pléthore, la misère aussi prennent leur part. Comment expliquer cependant qu’on décompte 2 fois plus d’obèses dans les milieux socio-économiques inférieurs et 2 à 3 fois plus de troubles alimentaires dans les milieux socio-économiques élevés ? L’obésité frappe en bas de l’échelle sociale, là où le gros corps possède encore une symbolique de puissance et d’opulence et le trouble alimentaire en haut, là où la minceur vaut passeport pour accéder au luxe, à l’élégance, sûrement pas à la volupté.
Rainer Maria Rilke, le poète, avait prophétisé une telle évolution dès le début du 20e siècle. Il avait même précisé que ce mouvement viendrait des pays du nord. Et au-delà, qu’une fois cette conquête féministe acquise de haute lutte contre les hommes, on ferait retour à une humanité sous sa forme féminine : sans doute songeait-il à la douceur, à la générosité, à la tolérance et pas à Lady Macbeth !
Et c’est bien ce qu’on observe aujourd’hui : le journal « Elle » il y a quelques mois faisait une grande place aux retours des rondeurs en présentant des mannequins obèses, une Miss Ronde vient d’être élue, on s’émeut devant les chanteuses plantureuses de la Starac, bref on constate une explosion ostensible de rondeurs jusqu’au film récent « La vénus noire » sorti récemment qui montre une Vénus Hottentote qu’on pourrait qualifier d’obèse si elle n’était pas d’abord hyper féminine, hypergynoïde et surtout fascinante tant auprès des hommes que des femmes du 19e siècle !. La féminité a d’ailleurs toujours fasciné, ce continent noir cher à Freud n’a pas livré tous ses secrets et c’est sans doute aussi pour les fuir que les féministes refusent ce corps de rondeurs et de beauté, trop souvent vécu comme exubérant et pornographique.
Serions-nous enfin réconciliés avec le corps féminin ?. En aurions nous fini de lutter contre cette épidémie de régimes et de troubles alimentaires ou allons nous assister à un monde hétérogène où, à l’instar d’une mode « métrosexuelle » l’individualisation dictera une loi qui ne sera plus par-tagée par le plus grand nombre ?

Bernard WAYSFELD  

  • Dernière mise à jour: 19/11/15 16:54
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