Stigmatisation de l'obésité
Stigmatisation de l'obésité
La lutte contre le surpoids et l’obésité s’intensifie. Elle s’articule majoritairement autour des questions alimentaires et de l’activité physique, sans grand succès jusqu’alors, laissant en marge tous ceux qui n’entrent pas dans les normes de poids qu'il conviendrait de respecter pour être en bonne santé et pour espérer vivre le plus longtemps possible.
Comment lutter contre la stigmatisation de l'obésité ?
Jeffrey Sobal propose un modèle pour "faire face à l’obésité" qui s’articule sur quatre étapes (Sobal 1991) :
Prévention et stigmatisation implicite
Face à la question préoccupante de l’obésité et de son développement :
Les épidémiologistes tirent la sonnette d’alarme et cherchent des solutions pour enrayer ce phénomène.
Les hommes politiques, en réponse à la préoccupation générale, examinent ce problème de santé publique prioritaire afin de légiférer.
Dimensions individuelles de la stigmatisation
Le rejet social induit chez la personne en surcharge pondérale une perte de l'estime de soi. Dans certains cas, la mise à l'écart a commencé tôt dans la vie de l'individu. Elle a induit ou majoré des troubles du comportement alimentaire et des perturbations identitaires. Le professionnel à qui il est demandé de prendre en charge les personnes en souffrance avec leur poids et leur comportement alimentaire est vite aux prises avec les conséquences individuelles de la stigmatisation :
Dimensions sociales de la stigmatisation
La stigmatisation a été décrite par Erwing Goffman comme un processus de discréditation qui touche un individu considéré comme «anormal», «déviant». Il devient alors réduit à cette caractéristique dans le regard des autres.
