Groupe de Réflexion sur l’Obésité et le Surpoids
Association selon la loi de 1901
FORUM DU GROS 2008
Vous nous avez écrit…

…et nous avons parfois répondu

(le courrier est publié par ordre chronologique inverse, les dernières lettres en premier.)

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Bonjour,
Après avoir beaucoup navigué sur le site et avoir lu certaines livres (dictature des régimes, attention!) ,je crois avoir compris votre point de vue avec lequel je suis plutôt d'accord.
Mais une question me turlupine ; si j'ai bien compris la nature de ce que l'on mange (glucides, lipides ou protides) n'influe pas sur la prise de poids puisque c'est l'énergie apportée par rapport aux besoins qui compte. D'où l'idée de manger en respectant ses sensations de faim et de satiété.
Mais que pensez-vous des affirmations selon lesquelles une alimentation trop grasse ou trop sucrée (encore faut-il définir le "trop" ...) favoriserait l'apparition de certaines maladies comme le diabète de type II ?
En ce sens il faudrait alors peut-être surveiller son alimentation malgré tout et ne pas se fier uniquement à ses sensations ; inciter la population à changer son alimentation (le fameux "mangez moins gras moins salé moins sucré gna gna gna ...") viserait à faire baisser le nombre de cas de diabètes dans les années à venir (même si je suis d'accord que le message est vraiment mal fichu et pourrait avoir l'effet inverse...)
Que pensez-vous de tout cela ? comment intégrer la prévention du diabète de type II (ou des maladies cardiovasculaires favorisées par les graisses animales) dans vos propres propositions de santé publique ? comment prévenir ces maladies sans inciter à la restriction cognitive ou aux régimes ?
dans l'attente de votre réponse, cordialement,
christelle, March 30, 2008

Concernant le diabète : la cause principale du diabète de type 2 est la surcharge pondérale. Le fait de manger proportionnellement beaucoup de lipides ou beaucoup de glucides n’a pas d’incidence sur l’apparition du diabète.
Concernant les maladies cardiovasculaires et le type de lipides consommés: la question est complexe et les idées évoluent très vite sur le sujet. On a d’abord centré le débat sur les graisses saturées ou insaturées, pour s’apercevoir récemment que toutes les graisses insaturées ne se valaient pas et qu’il convenait de distinguer les acides gras oméga 3 et oméga 6. Les acides gras oméga 3 ont un effet cardiovasculaire protecteur, et le rapport O6/O3 devrait être idéalement de 5, alors qu’il est d’environ 20 dans les pays industrialisés.
Or, il se trouve que les produits animaux ayant un rapport O6/O3 satisfaisant ont aussi un goût meilleur. Par exemple, les viandes provenant d’animaux ayant consommé de la belle herbe grasse, ou ayant reçu des apports de graines de lin, ont un indice de jutosité supérieur aux viandes d’animaux nourris aux tourteaux de maïs.
Nous pouvons donc faire confiance à nos papilles gustatives, et en mangeant le meilleur au goût, manger aussi, dans l’ensemble, le meilleur pour la santé. Il convient donc de faire le difficile, de manger sans doute moins, mais des produits les meilleurs en goût. Ce qu’on fait dès lors qu’on écoute ses sensations et émotions alimentaires, et qu’on mange sur un mode civilisé.
Lorsqu’on mange ainsi, les apports énergétiques et nutritionnels s’équilibrent naturellement. Elle est pas belle, la vie ?
Pour davantage de renseignements sur ces sujets, lire : « mangez en paix », Dr Gérard Apfeldorfer, Éditions Odile Jacob, 2008.




Bonjour,
Je suis la maman d'une petite fille de 12 ans, très complexée par son poids, qui pourtant ne me semble pas être un souci pour l'avenir.
Cependant aujourd’hui ma fille a eu sa visite médicale de 6ème et l'infirmière médicale n’a rien trouver de mieux que de lui dire qu’elle se situait dans le premier palier de l’obésité, elle fait 54 kg pour 1.53 m.
Je suis très en colère car elle a pleure toute la journée, se sentant très mal dans sa peau.
Je ne comprends pas ce monde médical là, nous sommes dans une période où justement on incite les jeunes à faire attention à ne pas tomber dans l' anorexie, et cette infirmière a trouvé qu’au contraire son amie qui fait 29 kg pour 1.40 m était normale !!!!
Je veux faire un courrier à cette infirmière mais je ne suis pas sure de trouver les mots qu’il faut pour lui expliquer que son diagnostic me semble pour le moins exagéré !
Qu'en pensez-vous ?
Cordialement
Christelle, March 28, 2008

La lutte contre l’obésité est devenue une hystérie nationale. Les infirmières scolaires ont une mission de prévention mais elles sont rarement formées aux problèmes d’alimentation. Elles calculent l’indice de masse corporelle et reportent le résultat sur des courbes pour vérifier où se trouve l’enfant. Selon ce calcul, l’infirmière a jugé votre fille en surpoids.
Il ne s’agit pas de critiquer ou non le diagnostic qui est factuel mais de parler de votre fille. Elle semble très mal dans sa peau et les mots de cette personne l’ont blessée encore plus. Elle semble avoir besoin d’aide. Peut-être pouvez-vous appeler notre secrétariat au 01 53 76 32 20 pour avoir les coordonnées d’un thérapeute compétent qui pourra l’aider ?



Madame, Monsieur,
J'aurais une question à vous poser en tant que patiente.
Est-il possible après des années à tenter de trouver un équilibre de tout reprendre à zéro et de réussir à retrouver un régime naturel, tel qu'il l'était dans les plus jeunes années de la personne?
Malgré les années, est-il possible de réconcilier corps et mental et de recouvrir un état d'équilibre solide?
Merci de votre réponse
XXX, April 04, 2008
PS: prière de garder ce message anonyme.

Si la question que vous posez est : « peut-on retrouver ses sensations alimentaires à tout âge », la réponse est oui. Cela peut prendre du temps et demander de l’aide extérieur mais cela est possible. Si la question est peut-on maigrir à tout âge et retrouver son poids de jeune fille, la réponse est plus compliquée. Il n’est pas toujours possible de retrouver son poids de jeune fille, ni d’ailleurs son teint de pêche.
Je vous conseille de retourner sur le site et lire l’article « comment ne pas maigrir idiot ». Vous pouvez également lire les livres suivants :
Maigrir sans régime. Dr JP Zermati
Maigrir, c’est dans la tête, Dr G. Apfeldorfer
Mangez en paix ! Dr G. Apfeldorfer
Enfin, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat au 01 53 76 32 20 ( pour avoir les coordonnées de thérapeutes compétents .
Bon courage,



bonjour,
je vous ecris aujourd'hui comme une sorte de dernier recours. Je ne suis pas non plus sur le point de non retour mais je souhaite faire quelque chose maintenant.
j'ai découvert par hasard sur un moteur de recherche le docteur Zermati. C'est une révélation !! J'ai couru acheter son livre et c'était le dernier en rayon, je me suis dit que c'était un signe pour entamer un changement.
Je suis au régime car je voudrais être plus mince et surtout parce que mon entourage (mari, mère et parfois grand mère) veulent que je sois plus maigre soit disant pour ma santé mais moi j'ai pas l'impression que ma santé soit en danger !
Et puis je suis dans le schéma que décrit le docteur qu'après une privation, je deviens boulimique. Desfois je mange du nutella mais je ne me contente
pas d'une cuillère mais je mange jusqu'a avoir des sueurs et je sature.
Tout pour dire que j'ai devoré le livre maigrir sans régime et je souhaite entamer un changement et savoir s'il ya un praticien à Rouen (76) pour m'aider.
merci pour les infos que vous me donnerez
cordialement
anne Sophie, March 02, 2008

Voici les coordonnées de 3 praticiens membres du GROS dans votre région…



J’ai parcouru attentivement votre site et lu dans le détail le plupart des articles du dossier scientifique. A quelques réserves près, liées à des questions d’épistémologie, d’importance relative des phénomènes et de détails, je partage globalement la plupart de vos conclusions. Je tente d’ailleurs de défendre depuis plusieurs années des vues similaires basées sur mon expérience et celle de mon entourage, mais sans rencontrer aucun succès auprès des médecins et des psychologues. Ce que j’ai vécu ces dernières années m’inciterait même à élargir mon combat pour éviter que ne s’installe insidieusement une « dictature médicale » particulièrement pernicieuse et susceptible même de menacer les droits de l’homme. Malheureusement, je n’ai que peu de ressources pour lutter, d’autant que mon état de santé empire chaque jour. Car je suis une victime de la prévention de l’obésité, un précurseur probablement puisque c’est en 1982 que mon pédiatre m’a imposé un régime strict à 11 ans, pour quelques rondeurs simplement. Adieu l’enfance, adieu l’innocence. Je voulais être en bonne santé, j’ai suivi tous les conseils pour mener une vie saine, ce qui m’a lancée dans une lutte incessante avant de me plonger finalement dans l’enfer de la maladie en 1998. Et tous les spécialistes que j’ai consultés pour ma boulimie m’ont enfoncée plus avant dans mon calvaire, me refusant toute dignité, m’insultant et sans jamais me croire. A tel point qu’il y a déjà plusieurs années que j’ai dû rompre tout contact avec le monde médical pour me rendre mes droits et mon existence ainsi que pour essayer de me sauver la vie. J’ai demandé justice, en vain. Aussi ai-je décidé de me battre à la fois pour faire reconnaître ma réalité et pour éviter à d’autres ce chemin de souffrances sans espoir. Pour me sauver et guérir, il est trop tard. J’ai tout tenté mais les blessures, aggravées par le monde médical lui-même, sont trop profondes. Je connais les causes et tous les ressorts de la maladie dont j’ai fait une analyse argumentée à la lumière des faits. Je me sais incurable, je me détache peu à peu de la vie tandis que je compose avec la maladie et les souffrances comme je peux. Cependant, je consacre le reste de mon temps et de mon énergie à la réflexion, ma véritable vocation depuis toujours, et à la défense de mes vues. Je ne reçois hélas pratiquement aucun écho positif. J’ai notamment envoyé la lettre ouverte et la critique d’une campagne « Happy Body », que je joins à ce courrier, à diverses autorités politiques, à des organes de presse, aux associations concernées par les TCA et à une nouvelle association d’obèses très active (BOLD), sans grand résultat, bien que la lettre ait été reprise par le site www.mangerbouger.be et publiée partiellement dans un magazine. Récemment, j’ai même déposé plainte contre le slogan « Une personne en forme en vaut deux » de la campagne « Happy Body » au jury d’éthique publicitaire sans obtenir gain de cause. Lorsque je reçois une réponse, on compatit à ma souffrance et on ignore mon message ou on le pervertit. Tout le monde assure ne vouloir que la santé des gens sans stigmatiser personne. Et le cauchemar continue. Certaines associations référencient même vos écrits mais défendent ensuite des positions totalement contradictoires. Malheureusement, la cohérence se fait de plus en plus rare de nos jours, au profit d’un patchwork idéologique indéfendable pour tout esprit rigoureux. Je sais que vous avez vous-même mené diverses actions pour dénoncer les effets pervers de la conception classique du surpoids et j’aimerais savoir si votre association dispose d’une filiale ou d’un équivalent en Belgique. Enfin, je joins également à ce courrier un résumé de mon histoire personnelle, vous devriez mieux comprendre le sens de ma démarche grâce à cela.
Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous présente, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.
Nathalie, March 16, 2008

Chère madame,
Nous comprenons fort bien les problèmes dans lesquels vous vous débattez. Nous n’avons malheureusement pas de correspondant en Belgique, ce qui d’ailleurs nous étonne, car nous rencontrons des personnes partageant nos points de vue en Suisse ou au Canada. En fait, nous serions très heureux, tout comme vous, très certainement, si cette situation pouvait évoluer.
En attendant, nous continuons à défendre nos idées par tous les moyens à notre disposition.
Bon courage !



bonjour,
j'écris pour exprimer ma souffrance et, peut-être, pour avoir une piste. Je suis en surpoids depuis l'âge de 8 ans environ. J'en ai 38 aujourd'hui et au cours de ma vie, j'ai grossi de façon parfois très anarchique. A 20 ans j'étais boulimique et j'ai grossi; à 25 une diététicienne m'a appris à équilibrer mon alimentation et j'ai maigri peu à peu; c'était mécanique, super ! Puis, je me suis mariée et j'ai eu 3 enfants et, depuis, je ne peux plus perdre du poids. j'ai pris à peu près 18 KG pour chaque grossesse et reperdu de moins en moins. Je stabilise mon poids pendant des mois, voire des années et subitement, sans changer mes habitudes alimentaires, je prends 6 à 7 KG. J'ai vu une thérapeute comportementale car je suis persuadée depuis longtemps de l'inanité des régimes. J'ai compris comment gérer les situations qui me "font manger" et je les gère autrement, toute contente de ne plus souffrir de la vie. Mais mon poids continue à avoir une vie indépendante et je n'y comprends plus rien. Je recommence à me faire un procès en assise chaque fois que je mange un yaourt sucré, ça me fatigue. J'ajoute que ma santé est bonne, que mon sang est pur de tout diabète, choléstérol et autres vilenies. Par contre je ne me sens pas belle, peu mobile et souvent ridicule et cela altère mes relations aux autres. J'ajoute que mon mari m'aime comme je suis et qu'il se désole que je ne suive pas son exemple.
Merci, si jamais, de m'indiquer une piste à suivre , une raison médicale pour que mon corps fasse ce qu'il veut comme ça, je ne supporte plus....
Claire, March 16, 2008

Quels progrès, vous avez déjà faits !
Mais perdre du poids durablement est difficile. Vous trouverez quelques pistes sur le site dans l’article« comment ne pas maigrir idiot ». Vous pouvez également lire les livres suivants : Maigrir sans régime. Dr JP Zermati, Maigrir, c’est dans la tête, Dr G. Apfeldorfer, Mangez en paix ! Dr G. Apfeldorfer
Bon courage,



Bonjour,

Bien qu'ayant dû lutter toute la vie contre quelques kilos en trop 3 à 5, au plus), j'ai été une femme plutôt élégante et
pas vilaine jusqu'à mes 53 ans (un an après la ménopause).
Depuis, j'ai rapidement atteint 88, 95, 100, voire 104 Kgs pour 1m 65.
Aujourd'hui, j'ai 60 ans, je pèse 97 Kgs, j'ai toujours un ventre énorme car c'est là essentiellement que mon surpoids s'est concentré.
J'ai essayé pas mal de choses : subitral, weight watchers, hospitalisation d'une semaine dans un service combinant
diététique, léger exercices, écoute psy (quasi-inexistante...), des régimes, encore des régimes...
Outre la ménopause, le déclic a coïncidé avec la mort de ma mère simultanément avec une très grave maladie contractée par
mon mari, opérations etc...
Donc, des épreuves qui m'ont rendue compulsive avec la nourriture, dégoûtée de mon corps, "inhabillable".
Mon organisme souffre sûrement de cette obésité et mon moral encore davantage : tout voyage, toute invitation, au lieu d'être une fête , se transforme vite en cauchemar :
que porter? comment cacher ce ventre que tout le monde voit de toute façon ?

Depuis Août dernier , mon médecin m'a prescrit Acomplia, résultats: peu d'effet sur mon comportement alimentaire mais une catastrophe sur mon caractère et des angoisses nocturnes, jusqu'ici inconnues.
Actuellement, ce côté néfaste se calme mais l'effet coupe-faim également.
Je poursuis le traitement car j'ai peur que ce soit pire, sans.

Pouvez-vous me donner une orientation pour m'en sortir, compte tenu de tous ces éléments ?

Par avance, merci.
Christine, March 15, 2008 C.MARCY

Bonjour et merci de votre témoignage.
Votre prise de poids a débuté, dites-vous, à la mort de votre mère et à la maladie de votre mari. Une des causes de vos problèmes pondéraux est donc clairement psychologique. Ce point, vous ne l’avez pas encore abordé, et à notre sens, cela nous praît indispensable, de même qu’un travail sur le comportement alimentaire.
Quant à l’Acomplia, il semble que vous soyez « non répondeuse », et dans ce cas, le traitement doit être arrêté. Il ne sert à rien de le prolonger.
Régler durablement ses problèmes de poids est difficile. Pour vous aider, retournez sur le site et lisez « comment ne pas maigrir idiot ». Vous pouvez également lire différents livres des Drs Apfeldorfer er Zermati conseillés à la page bibliographie de notre site.
Enfin, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat au 01 53 76 32 20 pour avoir les coordonnées d’un thérapeute compétent dans votre région.
Bon courage,



Bonjour,
Je viens de trouver votre site sur internet.
J’ai 22 ans, je mesure 1.58m et je pèse 95 kilos.
J’ai essayé plein de régime où je perdais et je reprenais aussitôt la fin du régime.
Je désespère, je ne peux plus me regarder et je ne sais plus quoi faire.
Pouvez-vous m’aider ?
Merci de me répondre
Fatiha, March 14, 2008

Régler durablement ses problèmes de poids est difficile. Pour vous aider, retournez sur le site et lisez « comment ne pas maigrir idiot ». Vous pouvez également lire les livres suivants :
Maigrir sans régime. Dr JP Zermati
Maigrir, c’est dans la tête, Dr G. Apfeldorfer
Mangez en paix ! Dr G. Apfeldorfer
Enfin, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat au 01 53 76 32 20 pour avoir les coordonnées d’un thérapeute compétant dans votre région.
Bon courage,



Bonjour,
J'ai trouvé votre site intéressant et sérieux. Je suis prof de lettres dans un lycée technique et professionnel. Mes élèves sont des adolescentes qui ont entre 16 et 18 ans. Je leur ai demandé de faire un exercice d'écriture automatique cette semaine, chaque phrase devait commencer par "Dans ma vie j'ai des milliers de rêves...". En lisant leurs copies je me suis rendue compte que le quart des élèves avait indiqué "Dans ma vie j'ai des milliers de rêves...MAIGRIR" et je sais par ailleurs que l'une d'entre elles fait un régime à base de protéines. Je ne suis pas une professionnelle de la santé mais j'aimerais leur fournir des lectures qui les ouvrent à une autre approche de l'alimentation. "Maigrir sans régime" me semble un peu difficile pour elles et j'ai peur qu'elles passent "à côté". Ce serait dommage! Auriez-vous des références à me communiquer?
Je vous en remercie.
Pirate, March 14, 2008

Votre courrier est proprement… sidérant ! Et diablement inquiétant !
Le livre le plus facile à lire que nous puissions vous conseiller est : « Mangez en paix ! », du Dr Gérard Apfeldorfer, éditions Odile Jacob, 2008.
Vous trouverez une bibliographie plus complète sur notre site à : http://www.gros.org/pagesgros/lectures.html



Bonjour,
J'ai consulté aujourd'hui une nutrionniste du GROS (indiquée par le secrétariat du GROS et s'en revendiquant).
Or elle m'a donné une feuille contenant une journée type à 4 repas (alors que travaillant seule chez moi je n'ai aucunes contraintes sociales), comme on peut en voir dans tous les régimes équilibrés, m'a demandé de réduire le sucre (alors que je n'ai pas de problèmes de diabète), et d'éviter le fromage les midis et les soirs. Il me semble que cela ne correspond pas vraiment aux idées du GROS.
Qu'en pensez-vous ?

Sophie, March 13, 2008

Vous avez raison : voilà qui ne correspond pas aux pratiques recommandées par notre association. Merci de nous indiquer le nom de ce médecin.



Messieurs,

Grâce à vos bons soins prônés dans la lecture assidue de vos livres (depuis 11 ans, déjà) où j'avais bien compris qu'il ne fallait pas faire de régime car -quand s'arrêter,-et aussi parce que je déteste qu'on me dise ce que je dois faire (...), où j'ai compris pourquoi j'avais grossi, où j'ai raisonnablement fait la tête à toute la famille (ascendante et collatérale) pendant plusieurs mois, j'ai enfin maigri, sans difficulté, sans faim, sans lutte, et sans raison (?): en effet, pourquoi plus maintenant qu'il y a 10 ans, 20 ans, même 30 quand on y pense? Le fruit devait être mûr.
Bref, et maintenant? La vie continue, mes pensées ne sont plus uniquement tournées par le fait de "j'en mange pas, finalement oui", je rentre dans mes affaires, je ne passe plus un temps infini plantée devant le frigo, et il faut vivre avec, re-remplir la tête de pensées diverses, occuper ce nouveau temps libre, avoir de nouveaux objectifs ou simplement se contenter de ce qu'on est... En gros je vis un genre de "kilo blues" (à associer au baby blues?), et si je sais que ça va passer, comme tout passe, pour le moment, ça me casse un peu les pieds et je voulais apporter ce témoignage, parce que finalement, assez peu de personnes qui sont "arrivées au bout" de la quête s'expriment.
Christine (44 ans), March 12, 2008

Il est vrai que c’est lorsque les obsessions alimentaires et pondérales diminuent ou disparaissent qu’on se rend compte de la place qu’elles prenaient : elles occupaient toute la vie ! Et puis, peut-être aussi ces désordres alimentaires étaient-ils là pour masquer ce vide de l’existence, ce vide intérieur…
Il s’agit donc de vivre, désormais. Oui, mais comment ? Certes, vous pourriez faire comme tout le monde et vous agiter jusqu’à ce que mort s’ensuive. Mais je vous conseille plutôt de vous faire aider par un psy, afin de partir à la découverte de votre intériorité, de vos émotions, sensations, pensées et points de vue. Une autre possibilité consiste à faire appel à certains philosophes, qui proposent désormais des consultations à la façon des psys.



Bonjour

je viens de trouver votre adresse sur le net, je suis sujette à des compulsions alimentaires, les médecins parlent d'obesité morbide, je voudrais savoir s'il existe des possibilités de guérir de ces compulsions, j'ai besoin d'aide, je recherche une consultation en centre hospitalier, je suis à Laon (02). J'ai déjà consulté une diététicienne au centre de prévention du diabète de l'hôpital de laon mais mon problème est plutôt psychologique, je ne recherche pas un soutien diététique, mais qq'un qui me donne des pistes pour m'en sortir...
auriez vous qqs pistes ?
bien cordialement
Brigitte, March 09, 2008


Nous n’avons pas de coordonnées de thérapeute exerçant en milieu hospitalier dans votre région. En revanche, je vous invite à retourner sur le site pour lire « comment ne pas maigrir idiot ». Vous y trouverez quelques pistes.
Vous pouvez également lire différents livres des Drs Apfeldorfer er Zermati conseillés à la page bibliographie de notre site.
Enfin veuillez trouver ci-joint les coordonnées d’une diététicienne membre de notre association dans votre département :
Bon courage,



Bonjour,
Je ne saurais vous dire à quel point je vous suis reconnaissante depuis que j'ai découvert votre approche de l'alimentation.
J'ai adopté cette philosophie depuis une semaine, et je ne cesse de m'étonner, comme quand par exemple je remarque que je peux vivre avec une tablette de chocolat pendant une semaine entière, et en la savourant seulement et uniquement quand j'en ai envie, d'ailleurs j'ai essayé quand j'étais rassassiée et j'avoue que rien que la vue du chocolat me dégoûtait.
Je me suis réveillée chaque matin de ma vie en commençant un régime et en le finissant souvent le soir-même, quel gâchis ! Vers l'âge de 15 ans je devais peser approximativement 70 kilos, et me voilà aujourd'hui après tant de régimes et même un anneau gastrique à 101 kilos (mon poids max a été de 117 kilos).
L'anneau gastrique n'a pas été "efficace" pour moi, "efficace" dans le sens attendu par les instances de la santé publique, mais je pense que sans lui, je n'aurais pas pu non plus faire la démarche que je fais aujourd'hui, et surtout il m'a empêché de reprendre énormément de poids.

Je pense être vraiment sur la bonne voie, même s'il y a encore résistance, comme par exemple l'envie de perdre absolument du poids. J'ai 31ans, je mesure 1m65 et je pèse 101 kilos. Je sais que la rééducation alimentaire va beaucoup m'aider, et même que c'est tout simplement retrouver la normalité, mais je souhaite accélérer la perte de graisse (j'en ai énormément) par le sport, et j'ai lu sur un site que le sport à jeun est idéal pour cela.

Donc ma question est : que pensez-vous du sport à jeun, sensé puiser directement dans les graisses puisque les réserves de glycogène à jeun sont quasiment épuisées?

Merci d'avance de me répondre, car si le sport à jeun est une inépsie, je voudrais vraiment le savoir.

Avec tous mes remerciements sincères !

Ayse, March 08, 2008

Vous êtes en effet sur la bonne voie. Respecter ses sensations alimentaires est un pas énorme dans votre démarche, continuez, persévérez !
Mais perdre durablement du poids est une chose difficile et vous ne pouvez tout « régler » en une semaine. Vous pouvez lire à ce sujet différents livres des Drs Apfeldorfer et Zermati conseillés à la page bibliographie de notre site.
Enfin, la pratique du sport à jeun est une stratégie de perte de poids comme l’est un régime. Elle ne permet pas une perte durable et est physiologiquement déconseillée. En revanche, pratiquer une activité physique dans de bonnes conditions pour vous faire plaisir est une excellente idée.
Bon courage,




Bonjour,
La lecture de vos brillants articles m'a quelque peu réconfortée. En effet, consciemment, je ne souffrais pas de mon simple "enrobage" lié à l'âge : peut-être 62 kg (je ne veux pas de balance) pour 1m50 , à 45 ans, cela ne me semblait pas excessif !! Et pourtant, je viens de me faire poser un magistral "lapin", parce que , n'est-ce-pas, il faut "un minimum d'allure", et que j'aurais "menti" sur ma fiche de présentation d'un site de rencontres, en disant que j'avais une silhouette "normale" (qu'aurais-je donc du dire ???? Obèse ????) (on n'y demandait pas les mensurations d'ailleurs, ça n'en était pas l'esprit, et j'avais précisé ma taille ! ) - c'est ce qui m'a été répondu lorsque je demandais des explications à la personne concernée (qui avait un physique ni trop beau,ni trop laid !Normal, quoi !! celui d'un employé de banque de la cinquantaine sans relief, mais avec quelque chose d'attirant dans la physionomie - je croyais qu'il était réaliste d'accepter le premier rv) . Cela m'a atteinte bien plus que de raison, j'en conviens, et peut-être cela peut-il expliquer ma solitude ? Je ne me voyais ni fine, ni "ronde". Je me voyais seulement...ordinaire !! et peut-être que je souffre de ce racisme anti-gros que vous évoquez dans vos articles, sans le savoir, depuis des années !!. Il faut que je repense ma vie d'une autre façon à présent !!
Rozenn, March 07, 2008

Quelle chance avez-vous eu de ne pas connaître cette personne qui a déjà réussi à vous faire douter de vous-même. L’estime de soi est essentielle. Cet événement vous a montré que vous n’aviez pas confiance en vous et qu’un inconnu pouvait vous blesser profondément. Travailler sur ce thème et si vous voulez l’aide d’un thérapeute compétent dans votre région, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat.



Bonjour,

J’ai l’intention d’ouvrir un restaurant gastronomique, avec un concept différent et c’est pourquoi je fais appel à vous.
Je veux développer un « concept famille », la question de base étant : « Pourquoi les enfants adorent manger dans des Fast food ? »

Je souhaite accueillir des familles dans un lieu fait pour les gastronomes, ou l’on peut venir avec ses enfants.
Je veux proposer un menu varié et équilibré aux enfants, avec minimum 3 choix d’entrées, de plats et de desserts.
Je proposerais ensuite un atelier de jeux, avec lecture, coloriage, etc., pendant que les parents finiront leur repas tout en observant leurs bambins.

Si je vous contacte aujourd’hui, c’est donc pour savoir si l’un de vos diététiciens serait à même de vérifier nos menus et pourquoi pas, de faire des interventions au restaurant.
J’espère avoir bien résumé mon projet.

Dans l’attente de vos nouvelles, je vous souhaite une bonne journée.
Stéphanie, March 20, 2008

Selon nous, vos menus n’ont ni besoin d’être diététiques, ni équilibrés, mais seulement les plus délicieux possibles, et être porteurs de représentations positives, c'est-à-dire d’un sens culturel, de symboles.
S’ils n’ont pas besoin d’être diététiques, ou équilibrés, c’est parce que c’est l’alimentation globale, à l’échelle de la dizaine de jours, qui doit s’équilibrer en nutriments et du point de vue énergétique, ce qui se fait tout seul si on prête attention à ses sensations et émotions alimentaires.
Quant à occuper les bambins qui ont fini de manger en laissant leurs parents tranquilles, c’est sans nul doute une bonne idée.
Si un de nos diététiciens intervenait, ce serait pour vous aider à organiser les choses dans ce sens. Est-ce cela que vous voulez ? Si oui, reprenez contact avec nous.



Bonjour
Je suis l'une des animatrices du forum : "Apfeldorfer, Roth, Zermati : savourer la vie", forum qui semble-t-il existe depuis 2006.
http://groups.msn.com/ApfeldorferRothZermatiSavourerlavie.
Notre démarche est d'oublier les régimes et de suivre les conseils que vous prodiguez dans vos ouvrages et sur le site du G.R.O.S.
Seriez vous d'accord pour nous lister parmi les groupes de soutien sur votre site ?
D'autre part seriez vous d'accord pour que nous y mettions des extraits du site et des livres (par exemple les chroniques mensuelles, ou certaines parties des explications que vous donnez ) pour en discuter entre nous et tenter ainsi d'y arriver ? Bien sur nous mettrions les références des ouvrages, des auteurs et éventuellement du site du GROS.
Dans tous les cas merci pour votre réponse.
Cordialement
Isabelle, March 18, 2008.

Très sympathique, votre forum. Bravo!
gros.org met un lien en sa direction.



Bonjour,
Votre site est vraiment bien fait et riche de renseignements.
Pour notre part, nous avons créé un site dédié aux troubles du comportement alimentaire.
Accepteriez-vous de nous insérer dans vos liens ?
Bien évidemment, j’en ferais de même avec votre site, si vous en êtes d’accord.
Bien cordialement,
Hélène
Site web : www.anorexie-et-boulimie.fr

Merci pour vos compliments sur notre site.
Je suis allé visiter votre site et je constate que nous partageons nombre d'idées, concernant par exemple la confiance en soi, la honte et la culpabilité, les angoisses.
Mais il y a aussi des affirmations avec lesquelles nous, le GROS, ne somme pas d'accord, et c'est peu dire. Vous affirmez qu'il convient de faire des régimes, bien sûr des bons et pas des mauvais. Nous pensons quant à nous qu'il n'existe pas de "bon régime", qu"il s"agit au contraire de faire un travail avec les personnes en difficulté avec leur poids (dans un sens ou dans l'autre) et avec leur comportement alimentaire afin que soient les sensations et les émotions alimentaires qui commandent le comportement alimentaire. Il s'agit en somme de manger en respectant ses mécanismes psychophysiologiques.
Voilà qui change tout, à notre sens!
Aussi, je vous propose de mettre un lien en direction de votre site, sur gros.org, avec le texte suivant:

Association Autrement: des conseils psychologiques pertinents pour les anorexiques, les compulsifs, gros ou maigres. Mais chez Autrement, on croit encore aux "bons régimes". Du coup, ce n'est pas vraiment "autrement"
http://www.anorexie-et-boulimie.fr/

Bien évidemment, nous ne mettrons ce texte qu'avec votre autorisation.
Quant à mettre un lien en direction de notre site, nous en serions heureux, si vous nous proposez un texte.

Bien cordialement.



J'AI BESOIN D'AIDE
Je m'appelle Laurence. J'ai 40 ans, je pèse 133kg, je suis mariée, ai 4 enfants et suis mère au foyer.
il faut absolument que je maigrisse car mon coeur commence à souffrir et mon corps tout entier certainement.
J'ai tout essayé : le psy dont je n'ai pas trouvé de réponses à ce manque de motivation, la diététitienne mais peser les aliments me stressait et j'avais l'impression de ne pas avoir assez à manger j'avais toujours l'impression d'avoir faim, une sophrologue qui m'a aidée pour certaines choses mais pas pour mon poids.
J'avais 12 ans quand j'ai commencé un régime à cause d'un mal de dos. J'étais très motivée mais je n'avais qu'une quinzaine de kilos à perdre et je n'ai eu besoin de personne pour maigrir. Là, j'en ai 60 et j'ai l'impression que je n'y arriverai jamais. Le pire, c’est que faire attention me fait suer (ce n'est pas le mot que je pense réellement mais celui qui me vient à l'esprit est plus grossier). Je ne sais plus que faire. On m'a proposé l'anneau gastrique mais pour moi il ne va pas me réapprendre à manger correctement donc j'ai besoin de conseil s et peut-être d'être aiguillée sur quelque chose qui pourra m'aider et me motiver
merci d'avance pour votre aide
Laurence, March 22, 2008

L’anneau gastrique ne semble en effet pas être la solution idéale. Maigrir durablement est une chose difficile (voire impossible). Il faut beaucoup de travail sur soi-même. Vous avez essayé beaucoup de choses et pensez que vous avez échoué par manque de motivation mais ce n’est pas le cas ; Vous êtes motivée et ce mail en est la preuve ! Travailler sur le poids ne veut pas dire peser tous les aliments que l’on mange mais déjà respecter ses sensations alimentaires : manger quand on a faim et s’arrêter quand on n’a plus faim. N’hésitez pas à retourner sur le site lire « ne pas maigrir idiot ».
Vous pouvez également lire différents livres des Drs Apfeldorfer er Zermati conseillés à la page bibliographie de notre site.
Enfin, vous pouvez appeler notre secrétariat afin d’avoir les coordonnées d’un thérapeute compétent dans votre région.
Bon courage,



Subject: à Gérard et Jean-Phillippe:sale temps pour les grosses!! le miracle n'aura pas lieu!!!
bonjour ,
Il y a la dissociation...
un etat qui fait percevoir les choses comme irreélles, comme un fac-similé, un flasch-back permanent.
et il y a le vide!...
quelque chose sans constances et sans présence.
devant il n'y a rien et derrière,...rien,... il n'y aura jamais rien...
une sorte de trou noir, un puit sans fond habité d'un magma refroidi mais toujours collant comme une glu qui ne sechera jamais.
Le remplissage du vide n'a jamais de faim.
Et, dans la réalité réelle tous ces devoirs d'être,
Pourquoi ces devoirs d'etre, pourquoi ces devoirs de faire
Pourquoi cette obligation d'aimer la vie , pourquoi ces clichés?
La réalité des autres vous rend prisonnier.
honorine, March 24, 2008



Messieurs Zermati, et Apfeldorfer,
C'est Séverine....Je continue à suivre le gros et à transmettre la voix du GROS au sein de mon entourage...Je rencontre vraiment beaucoup de personnes en souffrance avec leur poids, avec cette honte de manger, il a fallu attendre les années 90 2000 pour que finalement on se pose autant de questions sur un acte alimentaire au départ instinctif et puis raisonnée et destructeur...Mais il est vrai qu'on se laisse facilement influencer par tout ce tapage médiatique...Quand j'aborde votre théorie sur la restriction cognitive et ses méfaits les personnes sont très surprises et dubitatives...Les gens ne savent plus manger à leur faim et en savourer le plaisir d'être rassasiés..Il faudrait que l'homme arrête de vouloir gouverner ce qui fait partie de la nature ou de l'instinct et qu'il admette que malgré ses performances, la nature fait bien les choses et que ça marche pas mal comme ça depuis plus longtemps que l'existence de l'homme surtout quand il s'en mêle pas...Il faudrait plutôt qu'il apprenne à la respecter comme sa marâtre et à vivre en harmonie avec elle tout en se servant de ses apports sans la détruire...
Il y'a une question que je me pose : Pourquoi quand on est enceinte on grossit? (je suppose que c'est les hormones mais je voulais des explications supplémentaires)
et comment faire pour retrouver sa ligne? Combien de temps faut il attendre pour retrouver son poids d'équilibre?
En vous remerciant pour votre réponse ...
Séverine, February 23, 2008
Si je peux me rendre plus utile pour GROS n'hésitez pas

Merci Séverine de nous avoir lu et compris !
Pourquoi grossit-on quand on est enceinte ? Tout d’abord, quand tout se passe au mieux, la mère ne grossit que très peu. En fait, elle porte une grossesse et c’est celle-ci qui prend du poids, soit environ une dizaine de kilos en fin de grossesse. Quand la mère respecte ses sensations et ses émotions alimentaires, elle mange un peu plus, et un peu différemment pour cela.
Certaines mères grossissent, souvent parce qu’elles étaient en restriction cognitive avant la grossesse, et qu’elles basculent dans la compulsion, sans tenir compte de leurs appétits, ou encore parce que la grossesse, inquiétante, entraîne un état régressif.
Après l’accouchement, surtout si la mère allaite, elle ne retrouve pas la ligne tout de suite. Il faut souvent un an pour retrouver son corps habituel. Il n’y a rien à faire de particulier pour cela, sinon être aux petits soins pour soi et faire un peu d’exercice, dès que cela est possible.



Bonjour,
Il y a peu de temps, je suis allée voir mon médecin pour parler de mon problème de poids pour la première fois, en lui disant que je ne voulais plus faire de régime. Je me sentais dans une bataille épuisante, je voyais que ce que j'avais appris au cours des régimes m'était inutile, que mon rapport à la nourriture était pathologique, et pire que ma fille de 13 ans s'arrondissait.... J'équilibrais! Tout du moins je le croyais! Il m'a prescrit... un régime, sensé, léger. Que j'ai laché à la première difficulté, et puis ce n'était pas ce que je voulais. J'ai pianoté sur internet "maigrir sans régime" et je vous ai finalement découverts. Je ne voulais pas faire de régime, je pensais que c'était un problème psychologique familial (mille pardons à ma mère, à ma soeur, victimes comme moi, si vous saviez les idées tordues que j'ai réussi à trouver pour expliquer mon comportement!) J'ai acheté le livre du dr Zermati. Je l'ai lu jusqu'au bout, en brûlant les étapes.
Quelle révélation. Je ne crois bien n'avoir jamais su ce qu'était la satiété, je ne l'avais jamais appris, jamais découvert. Je n'avais jamais remarqué que la saveur gustative déclinait. La nourriture a toujours pour moi du être maîtrisée, raisonnée. Enfant rachitique gavée, papa diabétique avec des régimes qui normait notre alimentation...
J'ai acheté des aliments que je m'interdisais si souvent avant de craquer, d'ailleurs pas si démesurément : il fallait que j'en ai le coeur net! Et effectivement j'ai remarqué un fléchissement du plaisir gustatif. Je m'arrête en me disant que si j'en ai envie et que j'ai faim j'en reprendrai. Et je n'en ai pas envie. Je peux vivre à côté de ses aliments sans les terminer! Cela fait peu de temps et le chemin sera peut-être long. Au moment où j'écris cela, je sais que ce n'est pas vrai, parce que vous m'avez appris ce qu'était la satiété, et je ne l'oublierai plus, même s'il y a des incidents de parcours. Quelle paix intérieure, et quel plaisir de savourer (je suis gourmande...). Je constate que je mange moins, finalement aussi varié si on regarde sur plusieurs jours. Je pense que je vais maigrir tranquillement, et peu importe où j'arriverai, ça sera moi. Cette réconciliation avec la nourriture et avec moi-même m'apporte une telle sérénité, que j'ai déjà gagné le plus beau! Je crois que j'étais handicapée de la satiété, et jamais dans les régimes (équilibrés!) que j'ai suivi, on ne m'avait jamais expliqué cela. En parlant autour de moi, je me suis aperçue que les gens qui ne sont pas en surpoids eux connaissaient cette sensation. Je vais en parler aux autres, et à mon médecin que j'estime beaucoup et qui sait je pense se remettre en question.
Je ne voulais pas parler de moi, mais c'est une telle révélation, une telle sérénité, que je n'ai pas résisté! Aujourd'hui, je tiens mon carnet qui ressemble à un journal, je sais que j'ai beaucoup de volonté (comment ai-je pu penser que j'en manquais avec mon parcours professionnel? Je crois que mes amis en riraient bien finalement), je sais que je n'ai pas de désordre psychologique important ni une pathologie familiale, juste une histoire particulière (je vous assure qu'on fini par le croire). C'est juste que je ne savais pas ce qu'était la satiété, je ne l'ai jamais su. C'est juste que je me privais, que je culpabilisais. Ce sont ses privations qui m'ont conduite à des problèmes de craquages, et donc à une dégradation de l'estime que j'avais de moi, et non l'inverse. Je suis comme tout le monde avec mes coups de blues et des difficultés à gérer, et je ne m'en tire pas plus mal que les autres au fond!
Mon vrai souci aujourd'hui, c'est que je suis enseignante. L'éducation alimentaire est au programme, elle est très normée et ressemble à ce que je respectais.... pour prendre du poids! Parce que mes "craquages" ne suffisaient pas à expliquer l'augmentation régulière de mon poids alors que j'essayais de maigrir "intelligent"! Je mangeais plus que ce dont j'avais besoin, légumes, fruits, laitages...., pas énormément, en me fiant à des quantités "raisonnables", mais suffisamment pour prendre du poids. Je me trouve donc bien embarrassée par rapport à ses conseils diététiques que l'on assène. Qu'en pensez-vous? Que serait une bonne éducation alimentaire des jeunes enfants pour vous? Il est vrai que j'ai trois élèves obèses dans ma classe...
Marianne, February 28, 2008

Nous donnons quelques conseils concernant l’éducation alimentaire des enfants sur le site du GROS. Voir : « Le programme de santé publique en matière d'obésité du GROS », http://www.gros.org/pagesgros/laviedugros.html
Vous pouvez aussi trouver des conseils dans le dernier livre du Dr Apfeldorfer, « Mangez en paix ! », éditions Odile Jacob, 2008. Il y détaille une éducation alimentaire bien comprise, qui consiste pour l’essentiel, à apprendre à notre progéniture à manger en respectant les aliments, en les dégustant, en étant à l’écoute de ses sensations et de ses émotions alimentaires, à apprendre les aliments traditionnels et leurs histoires nationales, régionales, familiales, , à savoir découvrir des histoires et des goûts nouveaux, à apprendre à manger les aliments les plus nourrissants avec sagesse et prudence.



Cher Gros,
Lecteur assidu de vos articles, de vos livres référence et de vos chroniques, je me permets de vous écrire car je n'y arrive pas. Je suis en surpoids depuis pas mal d'années, et après mon lot de régimes et autres stupidités à la mode, je me suis tourné vers votre philosophie, qui me convient bien. Sauf que, chaque fois que j'ai voulu retrouver mes sensations alimentaires, je me sens comme... en restriction cognitive. J'attends d'avoir faim pour manger, ok, puis je guette l'instant où j'aurai assez mangé. Là, c'est déjà moins évident, mais, vous le soulignez, le rassasiement est plus difficile à percevoir que la faim. Je confirme. Ensuite, je passe le temps qui me sépare du repas suivant à me demander si j'ai vraiment assez mangé. La sensation que je ressens alors, j'ai bien du mal à la nommer. J'ai même une salivation excessive, que je n'arrive pas non plus à comprendre. Pourquoi salivé-je autant ? Parce que j'ai encore besoin de manger ? Parce que je me demande si j'ai encore besoin de manger ?
Parce que j'ai peur de ne pas avoir assez à manger ? Enfin bref, je m'embrouille dans mes sensations, et au final, je laisse tomber, et je mange comme avant. Du coup, je prends du poids de manière quasi linéaire, et je crains pour ma santé (je pense déjà faire des apnées du sommeil). J'ignore si je suis à mon poids d'équilibre, et sans être en véritable souffrance (n'exagérons rien), je me questionne. Auriez-vous quelques réponses ?
Bien amicalement,
Francisco, February 26, 2008

Il n’est pas si facile d’écouter ses sensations alimentaires lorsqu’on a pratiqué de nombreux régimes ! Il faut pour cela pratiquer des exercices le permettant, et les choses se font peu à peu. Vous trouverez ces exercices dans les livres suivants :
Maigrir sans régime. Dr JP Zermati
Maigrir, c’est dans la tête, Dr G. Apfeldorfer
Mangez en paix ! Dr G. Apfeldorfer
Un thérapeute compétent pourrait vous aider dans votre démarche, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat au 01 53 76 32 20 pour demander des coordonnées.
Ne laissez pas tomber, vous êtes sur la bonne voie



Bonsoir,
Une personne (que je ne peux pas joindre, ayant omis de prendre ses coordonnées) m'a dit avoir consulté par l'intermédiaire du GROS,un nutritionniste qui lui a fait effectuer un dosage de neuro médiateurs : sérotonine, etc...je souhaiterais vérifier ce dosage me concernant
Pourriez vous me fournir des adresses précises répondant à ma demande ? je vous précise que j'habite Paris
Merci d'avance
Cé, January 29, 2008

Le dosage de sérotonine est un examen qui ne présente guère d’intérêt en pratique courante, c'est-à-dire hors du cadre de la recherche. Ce dosage est perturbé dans la migraine, les troubles du sommeil, les allergies, l'hypertension artérielle, de nombreux troubles psychiatriques, mais il se pratique essentiellement pour le dépistage et le suivi de certains cancers, les tumeurs carcinoïdes.
Dans les états dépressifs, on se fie essentiellement aux aspects cliniques de la dépression. En ce qui concerne les troubles du comportement alimentaire et les problèmes pondéraux, le dosage de sérotonine n’apporte pas d’information pertinente.



Bonsoir ...; A l'attention de Monsieur Apfeldorfer suite article Le Figaro et surtout la remarque sur" la corpulence européenne ".. en clair.... vous nous dites: allez y Baffrez !!
PUISQUE par rapport à nos voisins les français sont mieux !!
il serait édifiant de connaitre votre poids et taille !! ..D'aprés la photo et internet vous n'étes pas en surpoids !!
Autrement dit... vous étes à l'abri de l 'obésité ??
je suis moi même un privilégié 70 ans aucun problême apparent encore svelte mais oui...pas une once de graisse ni de poignées d'amour.... et je déguste lentement les plaisirs de la vie .........adepte du slow food .......et je ne suis aucun régime je suis chanceux sans doute... ??
mais vous oubliez dans vos encouragements au " laisser faire " les milliers de vrais gros qui n'en peuvent plus suintant le gras au premier effort ..soufflant au premier escalier ..ce n'est pas une question de mode c'est du bon sens de l'observation..c'est tout..
j'aurai c'est méchant ..tendance à vous demander vous roulez pour qui ?? le syndicat du beurre ?? des charcutiers ?? des traiteurs industriels??
Vous n'avez pas dit un mot sur la mal bouffe des Mac Do et autres ..c'est dommage ..Avez vous conscience des ravages que vous provoquez ?? exemple chez une gamine de 15 ans déjà pourvu d'une poitrine ........trés généreuse et qui pourra se justifier en vous lisant ..??" acte de manger histoire d'amour" !! vrai ....oui dans une certaine proportion !! pas dans 7 / 8 gateaux.... et plus..!!
et ironie du sort vous écrivez dans un journal dont le magazine féminin est un condensé d'anorexiques !! pas mal !!
Vous l'avez compris à mon pauvre style je n'ai aucune culture sauf terrienne la bonne vraie celle de l'OUEST pays de la bonne bouffe MAIS où AUCUN obése ne vivait longtemps ...chatiment céleste??? D'ailleurs les gros étaient les riches notaires marchands de bestiaux pas un seul travailleur !! le contraire de maintenant !!
Salutations Michel, February 04, 2008

Cher monsieur,
J’ai bien reçu votre courriel.
Je ne pense pas que vous ayez bien compris quelle était ma position ainsi que celles de notre association. Je vous invite à consulter notre site www.gros.org.
Dr Gérard Apfeldorfer
NB: ce courriel fait référence au "Libres Opinions" paru dans le Figaro du 29 janvier 2008 et consultable à : Libre-Opinion-Apfeldorfer-Figaro




Chers Gros,
 
Voila deux ans que je connais votre site, que les Docteur Apfeldorfer et Zermati sont mes mentors, et que je me retablis tout doucement d'un trouble du comportement alimentaire (boulimie).
 
Je vis depuis 6 mois au Royaume-Uni, ou je suis venue passer une annee universitaire. Et, si la France me paraissait bien obsedee par le "bien manger", ici ils depassent mes cauchemars les plus fous. Dans tout les supermarches, il y a la nourriture "normale" et la version "light", mais pour tous les produits, quasiment sans exception. Sur les emballages, la valeur nutritionnelle et les "apports journaliers conseilles" prennent plus de place que la liste des ingredients. A la cafeteria de la fac, les menus sont classes par "plat du jour" et "option sante". Je me demande comment il se fait que les distributeurs de nourriture se dressent encore fierement dans le coin d'un couloir; mais je pense qu'il seront d'ici peu cloues au pilori.
 
Pourtant, l'IMC moyen ici est 1,5 fois superieur a celui de la France (en disant cela je ne me base sur aucune etude scientifique, seulement sur ce que je vois). L'obesite infantile est en croissance constante, mais les messages subliminaux sur le "bien manger" evoluent de maniere exponentielle.
 
Et ce matin, en lisant le journal, j'ai decouvert que de nouvelles mesures venaient de passer pour enrayer cette "epidemie d'obesite". Parmi ces mesures de "sante publique", il y a entre autres:
 - au sein des entreprises, une competition entre les employes, une veritable course a la minceur, avec recompense financiere a la clef pour la personne qui aura perdu le plus de poids, et prix de mention honorable pour ceux qui frequentent les salles de sport avec le plus d'assiduite.
- dans les ecoles, apres la suppression des distributeurs de friandises, les professeurs sont maintenant autorises a confisquer les gouters "malsains" ("unhealthy") que les enfants auraient amenes de chez eux. Pour les enfants qui ne mangent pas a la cantine, il y aura controle des panier-repas, avec lettre aux parents si le repas est juge "malsain". Et enfin, interdiction aux enfants de franchir les grilles de l'ecole a l'heure des repas, des fois qu'ils aillent transgresser les commandements a l'exterieur.
 
Vous n'imaginez pas ma fureur en lisant ces articles. La prochaine fois, ca sera quoi?! Ils attacheront les gosses a leur chaise??? Le pire, c'est que la France ne va pas tarder a riposter, dans cette course effrenee au "pays qui aura le taux d'amincissement le plus fort et le plus rapide". Et que vont-ils inventer cette fois-ci?!
 
J'en viens a me demander si c'est une bonne idee de mettre des enfants au monde dans une telle schizophrenie ambiante. Ce lavage de cerveau est revoltant. Meme pour moi qui suis pourtant une adepte de l'alimentation "naturelle", c'est a dire en ecoutant mes sensations et mes envies et non en suivant de quelconques regles dietetiques, je me surprends parfois a choisir le menu "light" et a dechiffrer les etiquettes des emballages. Comment faire pour proteger mes futurs enfants de cette folie?! Comment les proteger des troubles alimentaires certains qui vont litteralement exploser? Mon trouble alimentaire envenime surement mes propos, mais je ne souhaite a personne l'enfer que j'ai vecu, et qui a commence par une volonte de "manger equilibre"... et aujourd'hui, c'est ce qui nous guette tous!
 
A quand Apfeldorfer ou Zermati ministres de la sante?! Comment faire pour que notre societe retrouve la raison, et arrete de vouloir notre "bien" a tout prix, sans se rendre compte qu'elle nous fait courir a notre perte? Cette pseudo-science devrait diminuer son ego et cesser de s'acharner sur une methode qui s'est revelee plus qu'inefficace. Mais comment faire pour ne plus etre une goutte d'eau dans l'ocean?!
 
J'avais vraiment besoin de pousser ce coup de gueule. Et aussi de vous remercier pour tout ce que vous faites, de persister contre vents et marees, de l'enorme benefice que votre travail a eu sur moi et sur tant d'autres. Je ne peux que vous encourager a continuer, j'espere qu'un jour vous arriverez a vous faire entendre.
J'aimerais vous aider, faire quelque chose pour soutenir votre action; est-il possible de faire du benevolat au sein de votre association, ou de participer de quelque maniere que ce soit?!
 
Encore merci pour tout
 
Ariane, January 24, 2008



Bonjour,
Je voulais vous remercier de votre approche concernant les problèmes de poids et dire en particulier un grand merci au docteur Apfeldorfer qui avec son lirve "maigrir c'est dans la tête" m'a permis de faire des économies sur l'achat des livres de méthodes amaigrissantes (même si je craque parfois mais c'est pour ne pas pratiquer de restriction cognitive sur la consommation de livres) le tout avec humour ce qui ne gâche rien!
A l'occasion, si vous pouviez relayer ce message, je voudrais aussi parler à mes camarades de galère pondérale au travers de ma propre expérience:
Tout d'abord je dois dire que je faisais plutôt partie de ces hordes de personnes qui n'ont que quelques kilos en trop à leur goût entre 3 et 10 (1m71 - 60 à 67 kilos) en fonction des événements de la vie ( adolescente ou post-grossesse) mais que ces quelques kilos ont tenus longtemps une place ENORME dans ma vie. J'ai commencé mes premiers régimes… et bien avec mes premiers kilos en trop, vers 13 ans quand la puberté et l'arrêt de l'exercice physique intensif (la danse classique dans mon cas) ont conjugué leurs efforts pour me faire regretter le régime alimentaire qui jusque là m'enchantait, à savoir féculents, sucreries, arrosées de Fanta orange le tout avalé en quantité et très vite. Peu importe les méthodes employées puisqu'elles étaient inefficaces et qu'heureusement ma gourmandise m'a empêché de jamais basculer dans un ascétisme qui ne me correspond pas.
Ensuite il y a eu un premier déclic avec le livre de G. apfeldorfer. Je n'ai toujours pas réussi à maigrir, mais au moins il m'a fait comprendre que mon problème n'était pas ce que je mangeais, mais la façon dont je le mangeais (de grandes quantités, à toute vitesse) et pourquoi je mangeais (pour lutter contre la peur qui m'a toujours accompagnée et le vide de mon existence pourtant facile comparée à 95% des gens de cette planète). Le réaliser ne m'a pourtant pas aidé à changer et je n'étais pas prête pour une démarche plus active.
Il a fallu un vrai drame dans ma vie, pour que tout change : j'ai perdu mon 3ème enfant à 8 mois de grossesse et j'ai failli mourir d'hémorragie lors de l'accouchement, mais "grâce" à l'état dépressif dans lequel j'étais probablement, j'ai décidé que j'allais perdre ces fameux kilos. Je me suis ensuite mise au sport quotidien (avant mon effort majeur consistait à presser les boutons de la télécommande) vélo d'intérieur, jogging. Je n'ai jamais réussi à manger simplement en fonction de mes sensations de satiété, alors j'ai diminué drastiquement les tailles des portions de mes aliments préférés (en résumé les pâtes et le chocolat) et là finalement je les ai atteints ces 56 kilos qui formaient le comble de mes rêves.
Mais quelle déception! J'ai réalisé que d'un point de vue purement physique, perdre des kilos ça ne suffit pas à devenir la créature parfaite que je voyais en rêve : nous avons chacun(une) un corps qui est ce qu'il est (et de moins en moins avec l'âge d'ailleurs) qui peut-être harmonieux ou pas et que les vêtements qui ne m'allaient pas à 67 kilos ne m'allaient toujours pas à 56 kilos (même si j'entrais dans des tailles inférieures!). D'un point de vue moral n'en parlons pas! Ben si parlons en justement : maigrir ne m'a évidemment pas rendu ma fille, ça ne m'a pas aidé à lever le tabou qui s'était crée entre mon mari et moi sur ce sujet et en plus ça m'a fait réalisé le temps que j'avais gâché pendant toutes ces années ou objectivement j'avais tout pour être heureuse! Si j'étais morte ce triste jour de mars 2004, j'aurais passé 23 ans de ma vie au régime! Le seul avantage, c'est que du coup j'ai dû faire face à mes vraies souffrances et que j'ai pu entamer un travail sur moi et sur mes vrais problèmes avec une psychothérapeute!
Aujourd'hui je suis toujours dans le contrôle, mais je suis plus conciliante avec moi-même : je fais moins de sport, je mange plus et je maintiens à un poids qui me convient (57/59). J'ai toujours des difficultés avec la nourriture, mais ça n'a plus vraiment d'importance. J'essaye surtout de choyer ce corps et cet esprit qui sont ce qu'ils sont, mais grâce auxquels je suis restée en vie.
_Et j'ai envie de dire aux jeunes filles qui sont au début du parcours (ma fille de 10 ans me dit que dans sa classe les 3/4 des filles se trouvent grosses et moches et objectivement ce n'est pas le cas) : ne perdez pas de temps comme moi, allez voir un spécialiste sérieux qui vous aidera à voir ce qu'il y a derrière vos problèmes de poids (car je sais que la souffrance des "régimeurs" est réelle) et à les régler, car la vie est trop belle et parfois trop courte pour perdre son énergie sur un tel sujet.
Bon courage à toutes et à tous
Marjorie, January 08, 2008

Bonjour, et merci pour ce beau témoignage.
Quelles avancées !
Excellente année 2008 ,



Bonjour,
Pouvez-vous me dire pourquoi ma fille âgée de 14ans a toujours des pensées pour la nourriture, fait du sport 6 heures par semaine et ne perd pas 10g ! Elle boit beaucoup d'eau pendant le sport. Anais mesure 1m58 et pèse 66kg. Elle a déjà perdu 14kg,
Merci d'avance
Véronique, January 15, 2008

Votre fille semble s’être lancée dans un contrôle pondéral forcené. Mais on ne fait pas ce qu’on veut de son corps et de son poids. À poursuivre cette stratégie, elle risque la survenue de troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale ou boulimie) ou une évolution de son poids en yoyo, avec pertes et reprises pondérales qui s’enchaînent.
Si vous le souhaitez, nous pouvons vous donner les coordonnées d’un thérapeute dans votre région.




Bonjour,
Je trouve votre site passionnant... et assez déprimant en même temps car à vous lire il n'existe tout simplement pas de solution pour maigrir.
La société a tort de nous rejeter, dites-vous, et c'est absolument vrai... et pourtant elle nous rejette...
En nous suggérant de nous accepter comme nous sommes alors que nous sommes cernés par les jugements et les discriminations, vous nous demandez quelque chose d'aussi impossible que de maigrir !
En bref, nous voilà condamnés à souffrir ad vitam aeternam.
Nous sommes malades, d'une maladie que la médecine ne sait pas soigner...
Il faut donc vivre avec cette souffrance quotidienne... pour toujours ?
Mais voilà, comme vous le dites aussi, nous sommes condamnés à espérer...
J'en viens donc à ma question : je mesure 1m56 pour 86 kg (IMC de 35) et je souhaite connaître votre opinion sur les cliniques spécialisées dans le traitement de l'obésité qui proposent une prise en charge globale (avec notamment l'intervention de psys).
J'ai trouvé par exemple en fouinant sur le net, le site de la clinique du château de Vernhes, près de Toulouse.
Pensez-vous qu'une cure dans un établissement de ce genre sert peu (car on recommence comme avant en rentrant à la maison) ou peut au contraire nous aider à commencer une rééducation alimentaire ?
Merci par avance pour votre réponse.
Leila, January 23, 2008

En effet, perdre du poids est complexe et parfois possible, parfois non.
Lorsqu’on est à son poids d’équilibre (et rien ne dit que vous y soyez), la seule solution viable est d’accepter ce poids qui est le nôtre, et d’affronter efficacement la stigmatisation sociale. Cette acceptation et cette lutte contre la stigmatisation ne vont pas de soi. Elles nécessitent un travail sur soi, souvent avec l’aide d’un thérapeute.
N’hésitez pas à contacter notre secrétariat pour demander les coordonnées d’un thérapeute compétent qui pourra vous aider.

Bonjour,
Je vous remercie pour votre réponse mais vous ne répondez pas à ma question sur les cliniques spécialisées dans les problèmes de l'obésité et qui proposent une prise en charge plurielle. Un séjour dans ce genre de cliniques peut-il aider à maigrir vraiment (être une sorte de déclic) ou est-ce que l'on constate généralement que tout le poids perdu est repris en rentrant chez soi ?
Je vous remercie de l'intérêt que vous voudrez bien porter à ma demande.
Cordialement
Leila, 4 Février 2008
PS : Cela fait douze ans que je suis en thérapie en je ne m'accepte toujours pas, alors permettez-moi d'être aussi sceptique sur l'aide des psys que sur les régimes...

Un séjour en clinique spécialisée permet souvent de perdre un peu de poids. Les techniques d’amaigrissement sont évidemment fondées sur la restriction alimentaire, et parfois sur l’exercice physique. Si l’établissement que vous envisagez propose une aide psychologique, cela nous paraît être une bonne chose.
Mais les conditions de vie artificielles du séjour permettent rarement de persévérer à la sortie. Au mieux, comme pour toute méthode classique d’amaigrissement, on perd du poids les 6 premiers mois dans 75% des cas, on regrossit, souvent davantage qu’on a perdu dans 80 à 90% des cas si on évalue les résultats à 4 ans.
Comme nous l’indiquons sur notre site, un prise en charge digne de ce nom comporte plusieurs volets : 1. un travail sur le comportement alimentaire, destiné à retrouver ses sensations alimentaires, évacuer la culpabilité de manger et l’anxiété de grossir face aux aliments ; 2. un travail sur les difficultés psychologiques et émotionnelles conduisant à manger excessivement pour y faire face ; 3. un travail sur l’acceptation de soi et les relations avec les autres.
Quelle que soit l’approche proposée en clinique, les choses se joueront donc à la sortie…




J'ai 1m83 et 110 kg et je souffre d'hypothyroïdie de Hachimoto.
Mon poids est stabilisé mais dur de maigrir.
Tous les soirs comme je suis un couche tard et petit dormeur de surcroît je m'enfile un paquet de gâteaux salés ou sucrés plutôt qu'une pomme. Qui peut m'aider ?
2nde question : que valent les pubs qu'on reçoit avec des ballons végétariens qu'on avale et qui gonflent dans l'estomac ?
Merci d'avance.
Jean-Marie, September 26, 2007

A quoi ça sert d'avoir un site avec une rubrique contact et de ne pas répondre aux gens ?
Ma question ci-dessous date du 26/12/07 !!!
Jean-Marie, January 29, 2008

Votre hypothyroïdie peut être un facteur de prise de poids si votre traitement thyroïdien est mal équilibré. Mais vous semblez surtout souffrir de troubles du comportement alimentaire, sans doute dus à vos tentatives de contrôle raisonné (restriction cognitive) de votre alimentation.
Vous savez comment perdre du poids durablement est difficile. Certains en profitent pour proposer des solutions miraculeuses. Nous abordons les ballonnets intragastriques sur notre site. Voir : http://www.gros.org/pagesgros/chirurgie.html
Il est peu probable que ces ballons puissent vous aider. En revanche, n’hésitez pas à contacter notre secrétariat qui vous donnera les coordonnées un thérapeute compétent.
Excellente année 2008 et toutes nos excuses pour le retard de la réponse. Votre courriel semble avoir été malencontreusement oublié !



Bonjour,
J'aimerais savoir s'il existe en France des groupes de reflexion et d'entreaide fondés sur l'approche décrite par Hirschmann et Munter dans leur livre "Overcoming overeating".
Merci pour votre réponse,
Cordialement
Charlotte, January 02, 2008

L’approche de ces auteurs rejoint la nôtre : les régimes ne sont pas la solution, ils sont le problème ! L’objectif est de se réconcilier avec ses aliments, et avec soi-même. Non, nous ne connaissons pas de personnes qui emploient directement l’approche de ces auteurs en France.



bonjour,
étant obèse moi même, je vais régulièrement voir sur votre site, que je trouve très honnête, riche en info et réconfortant. faute de pouvoir arriver à maigrir, cela encourage à continuer à vivre de façon positive.
même si les dernières années on constate un réel progrès du coté du prêt à porter, il est toujours très difficile et très onéreux de s'habiller quand on dépasse la taille 44. et pourtant, se sentir bien dans sa peau (et ses vêtements) aide beaucoup à supporter son surpoids.
c'est pourquoi je me suis mise à faire des vêtements grandes tailles, que je propose sur mon site http://www.l'elephantrapiece.com . j'utilise beaucoup différentes techniques de l'art textile pour égayer et personnaliser les vêtements.
je vous invite d'aller voir sur mon site pour vous faire une idée vous même et de procéder à un échange de liens.
merci de me répondre, mais en cas de refus.
cordialement,
hestia, January 04, 2008
http://www.lelephantrapiece.com

Votre idée nous paraît des plus sympathiques. Nous mettons un lien vers votre site.



Bonjour,

Je voulais vous remercier de votre approche concernant les problèmes de poids et dire en particulier un grand merci au docteur Apfeldorfer qui avec son lirve "maigrir c'est dans la tête" m'a permis de faire des économies sur l'achat des livres de méthodes amaigrissantes (même si je craque parfois mais c'est pour ne pas pratiquer de restriction cognitive sur la consommation de livres) le tout avec humour ce qui ne gâche rien!

A l'occasion, si vous pouviez relayer ce message, je voudrais aussi parler à mes camarades de galère pondérale au travers de ma propre expérience:

Tout d'abord je dois dire que je faisais plutôt partie de ces hordes de personnes qui n'ont que quelques kilos en trop à leur goût entre 3 et 10 (1m71 - 60 à 67 kilos) en fonction des événements de la vie ( adolescente ou post-grossesse) mais que ces quelques kilos ont tenus longtemps une place ENORME dans ma vie. J'ai commencé mes premiers régimes&Mac183; et bien avec mes premiers kilos en trop, vers 13 ans quand la puberté et l'arrêt de l'exercice physique intensif (la danse classique dans mon cas) ont conjugué leurs efforts pour me faire regretter le régime alimentaire qui jusque là m'enchantait, à savoir féculents, sucreries, arrosées de Fanta orange le tout avalé en quantité et très vite. Peu importe les méthodes employées puisqu'elles étaient inefficaces et qu'heureusement ma gourmandise m'a empêché de jamais basculer dans un ascétisme qui ne me correspond pas.

Ensuite il y a eu un premier déclic avec le livre de G. apfeldorfer. Je n'ai toujours pas réussi à maigrir, mais au moins il m'a fait comprendre que mon problème n'était pas ce que je mangeais, mais la façon dont je le mangeais (de grandes quantités, à toute vitesse) et pourquoi je mangeais (pour lutter contre la peur qui m'a toujours accompagnée et le vide de mon existence pourtant facile comparée à 95% des gens de cette planète). Le réaliser ne m'a pourtant pas aidé à changer et je n'étais pas prête pour une démarche plus active.

Il a fallu un vrai drame dans ma vie, pour que tout change : j'ai perdu mon 3ème enfant à 8 mois de grossesse et j'ai failli mourir d'hémorragie lors de l'accouchement, mais "grâce" à l'état dépressif dans lequel j'étais probablement, j'ai décidé que j'allais perdre ces fameux kilos. Je me suis ensuite mise au sport quotidien (avant mon effort majeur consistait à presser les boutons de la télécommande) vélo d'intérieur, jogging. Je n'ai jamais réussi à manger simplement en fonction de mes sensations de satieté, alors j'ai diminué drastiquement les tailles des portions de mes aliments préférés (en résumé les pâtes et le chocolat) et là finalement je les ai atteints ces 56 kilos qui formaient le comble de mes rêves.

Mais quelle déception! J'ai réalisé que d'un point de vue pûrement physique, perdre des kilos ça ne suffit pas à devenir la créature parfaite que je voyais en rêve : nous avons chacun(une) un corps qui est ce qu'il est (et de moins en moins avec l'âge d'ailleurs) qui peut-être harmonieux ou pas et que les vêtements qui ne m'allaient pas à 67 kilos ne m'allaient toujours pas à 56 kilos (même si j'entrais dans des tailles inférieures!). D'un point de vue moral n'en parlons pas! Ben si parlons en justement : maigrir ne m'a évidemment pas rendu ma fille, ça ne m'a pas aidé à lever le tabou qui xs'était crée entre mon mari et moi sur ce sujet et en plus ça m'a fait réalisé le temps que j'avais gâché pendant toutes ces années ou objectivement j'avais tout pour être heureuse! Si j'étais morte ce triste jour de mars 2004, j'aurais passé 23 ans de ma vie au régime! Le seul avantage, c'est que du coup j'ai dû faire face à mes vraies souffrances et que j'ai pu entamer un travail sur moi et sur mes vrais problèmes avec une psychotérapeuthe!

Aujourd'hui je suis toujours dans le contrôle mais je suis plus conciliante avec moi-même : je fais moins de sport, je mange plus et je maintiens à un poids qui me convient (57/59). J'ai toujours des difficultés avec la nourriture, mais ça n'a plus vraiment d'importance. J'essaye surtout de choyer ce corps et cet esprit qui sont ce qu'ils sont, mais grâce auxquels je suis restée en vie.


Et j'ai en-vie de dire aux jeunes filles qui sont au début du parcours (ma fille de 10 ans me dit que dans sa classe les 3/4 des filles se trouvent grosses et moches et objectivement ce n'est pas le cas) ne perdez pas de temps comme moi, allez voir un spécialiste sérieux qui vous aidera à voir ce qu'il y a derrière vos problèmes de poids (car je sais que la souffrance des "régimeurs" est réelle) et à les régler, car la vie est trop belle et parfois trop courte pour perdre son énergie sur un tel sujet.

Bon courage à toutes et à tous

Marjorie, January 08, 2008



Messieurs Zermati et Apfeldorfer,
Largement convaincue par la non efficacité de ces régimes et des 5 fruits et légumes par jour, entre nous il faut un sacré appétit pour manger diététique et leur 5 fruits et légumes par jour...je vous ai déjà écrit mon histoire c'est séverine elle est sur le forum...je vous avais demandé de participer à votre association et je milite pour GROS en permanence...Par contre, je ne comprends pas pourquoi on n'entend pas plus la vérité sur les méfaits des régimes et qu'on continue à vanter une restriction cognitive partout...omniprésente...
Comment les gens en souffrance vont ils faire pour se libérer de cette restriction cognitive si on vous entend pas et si on continue à leur vanter le bienfait des régimes ou alimentation équilibrée ...il faudrait que l'on puisse vous voir sur les écrans que vous puissiez expliquer vos découvertes pourquoi les régimes sont néfastes...Sinon les gens vont continuer à croire aux régimes et à grossir ...En plus c'est le gouvernement qui leur vante les régimes..
Je me doute qu'il ne doit pas être facile de se faire entendre quand tout le monde fait l'autruche mais il y'a que vous Messieurs qui pouvaient changer tout ça en faisant comme ils font utiliser les médias...
Je m'excuse si ma franchise vous heurte mais j'en ai mare de ces mensonges qu'on vend et je me dis naivement si moi je suis capable de comprendre pourquoi leurs régimes font grossir c'est qu'ils peuvent le comprendre aussi et qu'ils n'ont pas envie de le comprendre....
Par contre pendant ce temps les gens souffrent se culpabilisent et grossissent ...Je faisais 52-55 kilos pour 1.74m en mangeant ce que j'avais envie de manger et sans me soucier d'autre chose ....J'étais programmée génétiquement pour être mince c'était ma nature...J'ai suivi leurs régimes et j'ai atteint 94 kilos et je me rappelle de toute la souffrance que je ressentais...Aujourd'hui je maigris peu à peu tranquillement en mangeant à ma faim en suivant vos conseils censés il me reste encore quelques kilos mais je suis aujourd'hui à un poids raisonnable et à mon avis je retrouverai ma ligne....
Même un organisme programmé pour être mince ils arrivent avec leurs régimes à en faire un organsime en surpoids. Il faut vraiment agir....
Séverine, January 03, 2008

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Page créée le 13 Janvier 2008
Dernière Mise à Jour le 16 avril 2008